Universités

Billet d' Avion

Jeux - Games

Rencontres
- Mettre BeninInfo en page d'accueil

Tension entre le chef de l’Etat et certains opérateurs économiques: Des citoyens appellent à l’apaisement
Écrit par Edem ANAKA Lundi, 06 Août 2012

Après la sortie médiatique du président de la République, Boni Yayi, le 1er août denier, la situation sociopolitique est devenue  un peu plus tendue. Les acteurs économiques et politiques comme l’administrateur général de Cajaf Comon, Sébastien Ajavon et les leaders de l’Union fait la Nation n’ont pas tarder à apporter la réplique. Autrement, l’on assiste depuis le 1er aout à un règlement de compte par média interposé. Face à la situation de réponse du berger à la bergère que se livrent ces différents acteurs, des citoyens invitent au dialogue pour la consolidation de la paix.
 
Mahfouz, transitaire

Les cadres induisent le Président à commettre des ratés

« C’est dommage que les responsables de notre pays aient choisi de laver le linge sale sur la place publique. Ce n’est ni dans la culture béninoise ni africaine. Mais je pense que ce sont les cadres de nos administrations qui induisent le Président à commettre des ratés comme ce fut le cas lors de sa dernière sortie médiatique. C’est déplorable pour le Bénin. Je proposerai au chef de l’Etat d’instaurer un dialogue très vite avec les différents acteurs de la vie économique et politique du pays ».
 
Kader, gérant de cafétéria

C’est la faute au Président de la République

« Tout ce qui passe depuis le 1er août à ce jour et qui va peut-être continuer, c’est la faute au président de la République. Il devait appeler le PDG de Cajaf-Comon, Sébastien Ajavon, afin qu’ils se comprennent au plus haut. Il ne devait pas faire des déclarations uniquement sur les rapports de ses conseillers et consorts. Voilà, M. Ajavon a voulu rompre le silence. Et l’on voit tout ce qui se passe. C’est honteux que ce soit un 1er août, date symbolique pour le Bénin que tout cela s’est déclenché. Le vin est tiré. L’on ne doit pas le boire. C’est-à-dire un dialogue s’impose ».
 
Alexandra G., Etudiante à l’Ucao

Le peuple ne demandera pas des comptes aux cadres

« Le chef de l’Etat dans son intervention, a déclaré qu’on lui a dit. Mais qu’il sache que le peuple ne demandera pas des comptes forcément à ces cadres ».
 
Duval, O., étudiant en journalisme

Le manque de professionnalisme de la cellule de la communication

« La sortie du président était bonne. Car, elle a permis à chacun de nous de savoir ce qui se passe. Cependant, je vois que le chef de l’Etat a créé une crise inutile à travers certains de ses propos. Ce n’est forcément sa faute. Car, les membres de sa cellule de communication devaient l’orienter à savoir quoi dire et ce qu’il ne doit pas dire. Malheureusement ce ne fut pas le  cas. Mais nos journalistes éminents, qu’ils sont, n’ont pas fait aussi preuve de professionnalisme. Je ne comprends pas pourquoi, ils ont choisi de diffuser l’élément sans y revoir les parties qui peuvent créer des tensions. Eux aussi, ont leur part de responsabilité dans tout ce qui arrive maintenant entre les différents camps. J’inviterai chaque partie à faire preuve de patriotisme ».
 
Edwige, commerçante de pagne

Ces bavardages n’aident pas le peuple

« Le battage médiatique que se livrent le chef de l’Etat et ces opérateurs économiques est mal venu. Les gens ne trouvent pas à manger et vous croyez que ces bavardages aident le peuple ? Je pense que non. Il faudrait que le chef de l’Etat revienne sur certains de ses propos déclarés ce 1er août.  Je ne lui demanderai pas de présenter des excuses publiques à qui que ce soit. Mais avec d’humilité, je lui demande d’appeler les différentes parties impliquées dans cette crise afin qu’ils trouvent une porte de sortie ».
 
Séko, étudiant à l’Uac

Le chef de l’Etat n’est jamais au courant de rien

« Ce que je ne comprends pas, le président tout au long de sa déclaration  a dit : ‘’on m’a dit’’ ; ‘’selon le rapport qui m’a été fait’’. Ce qui veut dire qu’il n’est au courant de rien. Mais trop c’est trop. On a vu des affaires sérieuses sur lesquelles, il a déclaré ne rien savoir. Par exemple, les affaires ICC-Services et Dagnivo, le dossier machine agricole, récemment le Pvi  et autres. Qu’il nous dise qu’il est président ou non. Comment se fait-il qu’il n’est jamais au courant de rien ? S’il n’est pas au courant des affaires, pourquoi alors il prend des décisions sans chercher à savoir le fond des affaires? C’est peut-être, son indifférence aux affaires nationales courantes et sa confiance à ses cadres qui le poussent à commettre des gaffes comme la fois passée ».
 
Victor A., Informaticien.

Boni Yayi ne doit pas seulement croire à ses cadres

« La sortie du Président de la République et du Président du patronat vient à point nommé. Parce que ceci a permis de connaître le vrai visage de nos cadres qui entourent le chef de l’Etat. C’est sur la base de leurs rapports que le Chef de l’Etat travaille. Mais aujourd’hui, au vu des différentes sorties des uns et des autres, l’on constate que ce sont les cadres et conseillers du président qui l’amènent droit dans le mur. Aujourd’hui, tout le monde crie le nom de Boni Yayi. C’est normal. Car, c’est à lui que le peuple a confié le pays.  J’inviterai le président à être plus proche de la population comme jadis et ne pas seulement croire à ses cadres ».
 

Ibrahim, étudiant

Faire preuve de beaucoup de retenues

« J’inviterai les concitoyens à ne pas se mêler aux propos va-t- en guerre de nos dirigeants. Le chef de l’Etat  a commis des gaffes à travers des déclarations de haine. La culture de paix que le Bénin a eue depuis des années  doit guider nos citoyens à faire preuve  de beaucoup de  retenues ».
Propos recueillis et transcrits par Edem ANAKA
 


Recommandez cet article