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Affaire Port sec de Tori: Après les sanctions, panique au sein de l’administration
Écrit par Euloge GANDAHO Mercredi, 19 Septembre 2012
Certains fonctionnaires ou cadres de l’administration publique, ont actuellement peur parce qu’ils se reprochent certainement beaucoup de choses. On croyait que les mesures allaient s’arrêter aux sanctions prises par le chef de l’Etat à l’encontre de ceux qui ont reçu des pots de vin dans l’affaire relative au Port sec de Tori. Illusion, puisqu’on apprend que ce n’est que le début d’un processus qui permettra d’appréhender non seulement les nouveaux corrompus mais également ceux qui croyaient avoir échappé à tout contrôle et poursuite.
Des informations persistantes font état de ce que d’autres dossiers de corruption seront bientôt dévoilés et les auteurs subiront la rigueur de la loi au même titre que les complices des cadres révoqués par le Président Boni Yayi. Du coup, la panique s’empare de certains fonctionnaires qui ont perdu depuis quelques jours leur sommeil. De quoi ont-ils peur, ces cadres de l’administration alors que leur nom n’est cité jusqu’à présent dans aucun dossier de corruption ? Quelques raisons pourraient justifier cette crainte ou panique qu’éprouvent actuellement ces cadres de l’administration : Ils étaient peut-être mêlés ou impliqués il y a longtemps dans des affaires de corruption. Mais puisqu’ils n’ont jamais été interpellés ou poursuivis, ils croyaient avoir réussi leur coup. Maintenant que Boni Yayi semble avoir déclenché la chasse ou la guerre aux corrompus et aux corrupteurs, ces gens se demandent s’il ne va pas remonter jusqu’à son premier mandat, pour ne plus donner raison à ceux qui le critiquaient au sujet des engagements pris dans le cadre de la lutte contre la corruption et l’impunité. Mieux vaut tard que jamais, Boni Yayi cherche peut-être à rattraper le temps perdu pour sauver son honneur, soigner l’image de son gouvernement et sortir par la grande porte même s’il doit sacrifier ces proches ou amis. Ce n’est qu’une hypothèse et c’est l’une des raisons pour lesquelles certains pourraient paniquer ou se soucier du sort qui les attend. Yayi, fait certainement peur avec ce nouveau dispositif de contrôle ou de vérification de la gestion des ressources de l’Etat. Caméra cachée, système d’enregistrement audio vidéo et bien d’autres moyens, tout est désormais prêt apprend-on pour détecter ceux qui passaient par les mailles du filet. On ne le savait pas, on en parlait très peu jusque-là et aujourd’hui certains fonctionnaires se demandent s’il n’y a pas leur image enregistrée quelque part ou ce qu’ils ont négocié dans l’ombre n’est pas enregistré à leur insu. Où faut-il se cacher désormais ? Où faut-il aller pour prendre de l’argent ou recevoir les pots de vin sans se faire épingler ? Voilà autant de choses qui donnent l’insomnie à ceux qui se demandent si bientôt ce serait leur tour et si l’épée de Damoclès tombera sur leur tête ? Point de soucis à se faire à ce sujet car on ne devrait pas paniquer si on n’est mêlé ni de près ni de loin à ces dossiers rocambolesques qui défraient actuellement la chronique. Tout ce qu’on peut souhaiter est que la justice fasse son travail et qu’il n’y ait ni d’acharnement, ni de sanctions, d’arrestations arbitraires, de règlement de comptes et des victimes innocentes.
Si la bataille déclenchée par le chef de l’Etat va dans le sens de l’amélioration des conditions de vie des populations et de la bonne gouvernance, elle doit bénéficier du soutien de tous les travailleurs et de tous les Béninois. Seuls ceux qui ont les mains souillées peuvent paniquer ou tenter d’entraver le processus dans le vil dessein de faire échouer la lutte et on devra les en empêcher dans l’intérêt de la République.

 

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