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Santé: Mieux connaitre les méfaits de l'Alcoolisme
L'alcool peut être bon ou mauvais pour la santé. Ceci dépend de la consommation de chaque individu. Avec 4 à 5 verres de bière par jour, n'espérez pas un effet bénéfique de l'alcool sur votre santé. Au-delà d'une consommation modérée, votre corps héritera des effets néfastes de l'alcool. Les bienfaits ne se manifesteront qu'à certaines conditions et dans certains cas seulement. Pour que l'alcool soit bon pour la santé, certaines conditions doivent être réunies, combien de verres on boit, de quelle façon et à quel âge. Les conditions varient aussi selon les organes du corps et le type de maladies auxquels on s'intéresse. Une chose est certaine, l'alcool ne peut avoir des effets bénéfiques qu'à certaines conditions. La consommation doit être de légère à modérée : un verre par jour pour les femmes, un à deux pour les hommes. Les personnes plus âgées devraient également limiter leur consommation à un verre par jour. De plus, l'effet protecteur de l'alcool ne touche pas les jeunes. Il se manifeste chez les hommes à partir de la quarantaine; et chez les femmes, à partir de la ménopause, c'est-à-dire au moment où le risque de maladies cardiovasculaires augmente. Les bienfaits sur la santé d'une consommation modérée d'alcool sont les plus évidents chez les personnes âgées de 60 ans et plus. Et pour profiter des bienfaits de l'alcool, il faut aussi étaler sa consommation. Boire sept verres de vin au cours d'une seule soirée n'équivaut pas du tout à consommer un verre par soir durant une semaine. Qui plus est, boire à l'occasion des repas serait préférable pour la santé plutôt que boire à jeun. Au-delà des limites recommandées, la consommation d'alcool augmente les risques de nombreuses maladies : troubles cardiovasculaires, nombreux types de cancers, cirrhose du foie, etc. C'est sans parler des risques de chutes et d'accidents lorsqu'on conduit en état d'ébriété. Les maladies cardiovasculaires " Le vin rouge protège la santé du cœur et des vaisseaux sanguins ". On entend partout cette recette magique. Elle fait le bonheur des amateurs des plaisirs de la table. Mais est-elle fondée? Les scientifiques ont multiplié les études pour départager le vrai du faux. Pour y voir clair, ils ont regardé séparément les maladies coronariennes et les accidents vasculaires cérébraux (AVC). Les maladies coronariennes Les maladies coronariennes sont causées par un rétrécissement des artères du cœur. Le dépôt de plaques athéromateuses dans les vaisseaux sanguins empêche le sang de circuler librement. Le cœur ne reçoit plus suffisamment d'oxygène pour fonctionner normalement, ce qui peut mener à l'angine ou à l'infarctus

Les recherches disent essentiellement à ce sujet qu'une consommation régulière, de légère à modérée d'alcool assure une protection partielle contre ces maladies, à partir de la quarantaine. Les raisons qui se cachent derrière cet effet protecteur sont complexes. On sait, par exemple, que l'alcool augmente le taux de bon cholestérol dans le sang, ce qui aide à réduire la formation des plaques athéromateuses. En outre, la prise d'alcool éclaircit le sang dans les heures qui suivent sa consommation, ce qui facilite la circulation. Si la consommation faible à modérée d'alcool a un effet bénéfique, la consommation excessive, elle, a l'effet inverse. Avec un verre ou deux par jour, la courbe des risques descend. Mais au-delà de cette limite, elle augmente en flèche. L'accident vasculaire cérébral (AVC) L'AVC est causé par l'interruption du flot sanguin au cerveau, soit en raison d'un caillot (accident ischémique) ou de la rupture d'un vaisseau sanguin (accident hémorragique). Comme dans le cas des maladies coronariennes, la consommation excessive d'alcool augmente clairement le risque de subir un AVC. Les effets bénéfiques d'une consommation légère à modérée sont toutefois moins évidents. Selon certaines études, la consommation raisonnable d'alcool aurait un effet protecteur contre les accidents ischémiques, puisqu'elle réduirait le risque de formation de caillot. Elle pourrait toutefois augmenter le risque d'accident hémorragique, probablement en raison de son effet éclaircissant sur le sang. En effet, un sang très liquide se répandrait plus rapidement dans l'organisme. Le cancer Si les découvertes scientifiques laissent entrevoir des effets bénéfiques d'une consommation modérée d'alcool sur la santé cardiovasculaire, les nouvelles ne sont pas aussi bonnes en ce qui concerne le cancer. À ce jour, aucun effet protecteur n'a été démontré. Au contraire, les liens entre la consommation d'alcool et certains types de cancers (bouche, gorge, larynx, œsophage, sein, foie et colorectal) sont clairement prouvés, et ce, même si on boit avec modération. Bouche, gorge, larynx, œsophage Plusieurs recherches ont montré que la consommation d'alcool augmentait le risque de souffrir d'un cancer de la bouche, de la gorge, du larynx ou de l'œsophage. On soupçonne le contact direct entre et les cellules qui tapissent ces régions du corps d'être en cause. En effet, l'alcool endommagerait, voire détruirait certaines cellules. Une portion des cellules " remplaçantes " pourraient receler des mutations, responsables de cancers. En outre, certaines bactéries qu'on trouve dans la bouche peuvent briser les molécules d'alcool pour former des molécules d'acétaldéhyde. Ces dernières peuvent également endommager ou détruire les cellules qui tapissent la portion supérieure des voies respiratoires et du tube digestif. Selon les recherches, plus on consomme d'alcool, plus le risque d'être atteint d'un de ces cancers est élevé. Une consommation " plancher ", en dessous de laquelle la prise d'alcool ne poserait aucun risque, n'a pas encore été démontrée. Boire de l'alcool à l'occasion des repas semble toutefois préférable à la prise d'alcool à jeun. En outre, les risques augmentent considérablement lorsque l'on combine alcool et tabagisme.

Sein Grâce à de grandes études épidémiologiques, on commence à faire la lumière sur les liens entre l'alcool et le cancer du sein. Les observations récentes invitent à la prudence. La consommation d'alcool, même modérée, augmenterait substantiellement les risques. Et de façon plus importante une fois passée la ménopause. Les chercheurs croient que l'alcool pourrait agir sur les taux d'œstrogène dans le sang. Cependant, les mécanismes physiologiques qui lient alcool et cancer du sein n'ont pas encore été entièrement élucidés. Foie La consommation d'alcool est l'un des principaux facteurs de risque de cancer du foie. Boire de façon excessive endommage les tissus et peut mener à la cirrhose. Or, le cancer du foie est l'une des complications fréquentes des cas de cirrhose. Les fonctions cognitives Boire un verre de trop nuit au bon fonctionnement du cerveau. Une consommation légère à modérée, toutefois, pourrait avoir un effet protecteur contre le déclin des fonctions cognitives (mémoire, concentration, etc.) spécifiquement chez les personnes âgées. La consommation excessive, quant à elle, entraîne de sérieux problèmes cognitifs qui sont bien démontrés. À long terme, elle peut entraîner des troubles de la mémoire, d'attention ou de concentration. Le diabète de type 2 Selon certaines études scientifiques, une consommation régulière, légère à modérée d'alcool pourrait diminuer de 33 % à 56 % les risques d'être atteint de diabète de type 2. Cette maladie survient lorsque le corps est incapable d'utiliser normalement l'insuline pour métaboliser le sucre, ou le glucose sanguin adéquatement. Dans la majorité des cas, le diabète de type 2 apparaît une fois passé l'âge de 40 ans. Selon les chercheurs, l'alcool rendrait les cellules du corps plus sensibles à l'action de l'insuline, facilitant ainsi le métabolisme du glucose. Chez les personnes dont la consommation d'alcool dépasse le seuil de la consommation modérée, les chercheurs ont découvert que la résistance à l'insuline augmentait, tout comme le risque d'être atteint de diabète de type 2. La grossesse et l'allaitement On entend parfois dire qu'un verre d'alcool à l'occasion ne peut pas faire de tort au fœtus. Ou au contraire, que même une consommation modérée peut être nocive pour le sain développement de l'enfant à venir. La vérité, c'est que la science n'a pas encore tranché la question avec certitude. En cas de doute, mieux vaut faire preuve de prudence. Les experts recommandent de réduire sa consommation d'alcool dès le moment où l'on tente de concevoir un enfant et, idéalement, d'arrêter complètement de consommer de l'alcool. Durant la grossesse, s'abstenir de boire constitue aussi le choix le plus sûr. Pendant la période d'allaitement, les nouvelles mamans devraient aussi s'abstenir de consommer de l'alcool. Celles qui choisissent de boire devraient se limiter à un verre et compter deux heures avant de donner le sein. Une consommation excessive d'alcool durant la grossesse peut s'avérer dangereuse pour le fœtus. L'embryon serait particulièrement vulnérable durant les trois premiers mois de gestation15. En clair, une consommation régulière et modérée d'alcool pourrait avoir certains bienfaits pour la santé, en ce qui concerne les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2 et le déclin cognitif chez les personnes âgées.

 

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