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26 juin 2012
Jacques Ayadji au sujet de l’exécution des infrastructures par la Chine :« Il faut que le Bénin s’impose »
Le Secrétaire général du Syndicat des travailleurs de l’administration des transports et des travaux publics (Syntra-Ttp) était hier dimanche 24 juin 2012 sur l’émission Zone Franche de Canal 3. Au cours des échanges, il a fustigé le déséquilibre criard qui existe dans les termes des contrats liant le Bénin et la République Chinoise au plan des infrastructures. Pour lui, cette forme d’aide de la Chine n’est pas faite pour arranger le Bénin.
Pour Jacques Ayadji, le Bénin à part l’immeuble érigé par la Chine, ne gagne rien de conséquent dans le cadre des accords entre la Chine et le Bénin sur le plan des infrastructures routières. S’appuyant sur le cas du Projet de construction de l’échangeur de Godomey entièrement exécuté par la Chine, l’invité d’hier a affirmé que le Bénin (à part cette infrastructure érigée qui n’est pas excellente selon lui), n’a rien gagné de conséquent. Tous les matériaux et équipements utilisés jusqu’aux pointes sont importés de la Chine et exonérés d’impôt. L’entreprise exécutant et le bureau d’étude ayant veillé à la régularité technique des travaux sont chinois, ce qui fait peser selon lui, des doutes sur la qualité du travail abattu. Pis, ajoute l’invité, les entreprises chinoises en l’occurrence celle ayant conduit les travaux de l’échangeur de Godomey, a eu droit à des mesures exceptionnelles. A l’encontre des procédures normales en la matière, l’entreprise chinoise a été selon Jacques- Ayadji, payée pratiquement sur la totalité du montant total au démarrage et sans caution, en dépit des mises en garde de la Caisse autonome d’amortissement. « Ce qui paraît encore surprenant est qu’il a été dit que lorsque l’entreprise arrive au niveau de la plateforme, elle sera payée du reste et les 10% restants à la réception. Pendant ce temps des entreprises locales ont exécuté des travaux et attendent toujours d’être payées », a t-il déploré. L’autre exemple type sur lequel l’invité est revenu et qui est d’ailleurs caractéristique selon lui de l’excès des entreprises chinoises, est la réalisation de l’étude pour la construction du tronçon Akassato-Bohicon. « L’administration routière a déjà exécuté et validé les travaux de cette route à 257 millions Fcfa. Mais quand on a demandé au bureau chinois d’actualiser ces travaux, il a fixé comme montant 7 milliards, 253 millions. On leur a proposé les services des experts béninois mais ils ont refusé et avancent comme argument, que c’est la Chine qui fixe ses règles et que c’est à prendre ou à laisser. Jamais vous ne verrez la Chine accepter qu’une entreprise béninoise exécute les travaux, même réaliser les études dans le cadre de ces accords. Le Chef de l’Etat a voulu amener le premier ministre chinois à l’accepter, mais rien n’y fit », a-t-il déclaré. Pour lui, le gouvernement béninois est le premier responsable de ce déséquilibre constaté. Il a intérêt à s’opposer au prix, même à rejeter l’accord si tant est que cela n’avantage pas le Bénin. « Ailleurs, ça se fait. Des gouvernants rejettent certaines formes d’accords avec la Chine, si celle-ci refuse de confier les fondamentaux aux nationaux », a-t-il fait observer. Pour lui, l’exécution rapide des travaux par les Chinois trouve ses raisons dans le fait qu’ils sont les seuls à exécuter et à réaliser l’étude et le contrôle des travaux, ce qui leur permet d’être moins pointilleux sur la qualité des travaux.
Le gouvernement, trop flexible
Pour le Secrétaire général du Syntra-Ttp, le Bénin a manqué de poigne dans la résolution des incidents sur les chantiers conduits par des Chinois. Il fustige par exemple la trop grande flexibilité du gouvernement face à l’attitude déplorable d’un chinois face à l’attaché de cabinet du ministre des travaux publics. Pour l’invité, il s’agit d’un incident grave. La récente fusillade d’un Béninois par un Chinois sur un chantier à Nikki, a également suscité l’indignation de Jacques Ayadji. Dans le cas d’espèce, il condamne un manque de fermeté des autorités béninoises qui devraient selon lui, exiger la radiation pure et simple de l’entreprise chinoise.
Hospice Alladayè

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