Attaque de chenilles dans des champs de maïs à Adjohoun : Le ministre de l’Agriculture constate l’efficacité de la riposte.
La Nation - Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau 05 Mai 2017 .
Les chenilles ont fait des dégâts dans plusieurs villages des communes d’Adjohoun et des Aguégués dans la Vallée de l’Ouémé. C’est la panique dans le rang des paysans qui ne savaient où donner la tête face au drame. Mais avec la riposte du Gouvernement la situation a été maîtrisée.
En effet, l’information d’attaques de champs de maïs est parvenue de fil en aiguille dans les oreilles du chef de l’Etat. Le président Patrice Talon n’y est pas resté insensible. Face à la gravité du fléau qui risque d’entraîner la famine et la crise alimentaire si rien n’est fait, il a donné des instructions fermes au ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche pour qu’une lutte féroce soit engagée contre ces ravageurs. Ces chenilles qui étaient apparues l’année dernière au Nord du Bénin puis dans le Zou mais en nombre négligeable ont été analysées au laboratoire. L’analyse a indiqué les produits phytosanitairesPirinex et Dursban pour tuer ces insectes dévastateurs. Lesquels ont été acquis par le Gouvernement et remis gracieusement aux producteurs. Ces produits ont effectivement montré leur efficacité sur le terrain confirmant ainsi la justesse des résultats de laboratoire de recherche. 26 hectares de champs de maïs ont été traités dans le seul village de Houéda situé dans l’arrondissement d’Azowlissè, commune d’Adjohoun. Le ministre chargé de l’Agriculture, Delphin Koudandé a fait l’agréable constat ce mercredi 3 mai lors d’une visite dans cette localité. Il a constaté avec satisfaction que les maïs ont donné un bon rendement après le traitement avec les produits. Ils ne présentent aucun signe d’attaque antérieure par des insectes. Les épis de maïs ont de bons gabarits et les feuilles bien vertes. « Les résultats sont probants. Ce qui veut dire que le Bénin à des produits fiables et efficaces pour faire face à n’importe quelle attaque d’insectes ravageurs », se réjouit le ministre Delphin Koudandé. Il conseille les paysans à bien surveiller les champs pour que soit étouffée dans l’œuf avec les produits la moindre apparition des insectes. Cette veille anticipative est indispensable pour permettre de vite circonscrire ces chenilles et d’empêcher leur propagation dans d’autres champs et régions. Le ministre chargé de l’Agriculture assure les producteurs que le Gouvernement fera l’effort pour rendre les produits disponibles dans des structures communales de de développement rural. Seulement ils seront vendus dès la prochaine campagne agricole, a précisé Delphin Koudandé. Les producteurs se disent prêts à en acheter mais plaident que l’Etat subventionne ces produits afin qu’ils puissent leur revenir moins cher. Le deuxième adjoint au maire d’Adjohoun, Georges Madozonon, le représentant de la Chambre départementale de l’agriculture de l’Ouémé-Plateau, Moustapha Abdoulaye, le président de l’Union des producteurs de l’Ouémé, Barthélémy Bognon et le chef village de Houéda, Crépin Kouayanou ont tous insisté sur cette doléance. Selon eux, sans ces produits qui ont révélé leur efficacité après la phase expérimentale, les champs de maïs allaient droit en ruine dans la Vallée de l’Ouémé. Mais maintenant le mal est conjuré. Sans répondre à la doléance des populations, le ministre Delphin Koudandé a exhorté les populations de Houéda à être des ambassadeurs pour l’adoption de ces produits par leurs pairs des Aguégués qui refusent de les utiliser pour protéger leurs champs de maïs.