Conseil des ministres: Des mesures pour booster la filière karité (Le kilo d’amandes de karité fixé à 100 F Cfa).
La Nation - Par Josué F. MEHOUENOU 07 Sep 2017
Le Conseil des ministres de ce mercredi 6 septembre a entériné les propositions de la Commission permanente d’approvisionnement en facteurs de production, de commercialisation des produits agricoles et du commerce général relatives à la filière karité. Pour les acteurs de cette filière, c’est une bonne nouvelle qui devrait booster leurs activités.
La filière karité pourrait se hisser d’ici là au rang des filières d’avenir qui impacteront significativement l’économie béninoise. C’est du moins l’ambition du Gouvernement qui en fait une priorité. Il s’est penché sur le sujet, ce mercredi 6 septembre en Conseil des ministres. Le Gouvernement se propose de donner un coup de pouce à cette filière et d’aider ses acteurs à mieux se porter. Raison pour laquelle, il a entériné les propositions de la Commission permanente d’approvisionnement en facteurs de production, de commercialisation des produits agricoles et du commerce général relatives à la filière karité. A cette occasion, le prix plancher des amandes de karité a été fixé à 100 F Cfa le kilogramme.
Cette décision vise à encourager les acteurs à la base de la chaîne de collecte et de commercialisation à poursuivre l’observance des conditions optimales de traitement et de stockage afin d’améliorer sensiblement la qualité de ce produit, a-t-on appris. On devrait y lire également un attachement du Gouvernement à cette autre filière qui mobilise également de nombreux acteurs. Il y a peu, les acteurs de la filière anacarde jubilaient face à la prise de certaines décisions devant durablement impacter leur activité. Désormais, c’est autour de ceux qui s’investissent au niveau de la filière karité d’en faire autant.
Une aube nouvelle, pourrait-on dire qui vient rallonger les centres d’intérêt économique du chef de l’Etat et de son gouvernement et qui ne devrait point manquer d’impact sur les acteurs de la filière, sur l’économie béninoise et sur le développement national en général?
lOrientations pour l'entretien des pistes rurales

Ce mercredi en Conseil des ministres, le Gouvernement a envisagé des mesures pour un meilleur entretien des pistes rurales. L’objectif ici, c’est de faciliter la circulation des produits agricoles et de soulager les producteurs souvent enclins à d’énormes difficultés.
Plus de dilapidations de ressources dans l’aménagement des pistes rurales, moins de difficultés pour les producteurs, plus d’aisance dans le transport des produits agricoles. Ce sont là, autant de raisons qui expliquent la nouvelle orientation que compte donner le président de la République et son gouvernement à l’entretien des pistes rurales. Le Conseil des ministres du mercredi 6 septembre s’est penché sur cette question jugée de grande importance. En s’intéressant à la filière karité à laquelle il compte donner un nouveau coup de pouce, l’Exécutif a voulu par la même occasion aider le monde agricole à se soulager d’une des grosses difficultés, en l’occurrence le transport de ses produits.
Il est ainsi envisagé désormais, de regrouper en un seul programme tous les besoins d’aménagement et de réfection de pistes rurales sur l’ensemble du territoire national, de confier les travaux de réfection de pistes rurales au ministère en charge des Infrastructures, « d’actualiser la classification des pistes pour se conformer à la règlementation en vigueur » et de rendre disponible par la même occasion « un répertoire d’entreprises techniquement éligibles qui participeront aux consultations ».
Un meilleur entretien des pistes avec plus de rigueur, un meilleur suivi, un contrôle plus exigeant…, ce sont autant de résultats que visent Patrice Talon et son gouvernement en se proposant d’indiquer une nouvelle méthode de gestion des pistes rurales. De quoi susciter la joie au niveau des producteurs qui n’ont que trop souffert des difficultés de transport des produits issus de leurs activités. L’autre impact que pourrait avoir cette option du gouvernement, c’est d’améliorer les rendements et les performances du secteur agricole béninois.
J. F. M.

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